« Il faut tout un village pour élever un enfant. » Tu l'as peut-être déjà entendu, ce proverbe. Mais quand tu le vis, quand tu cherches ce village et qu'il n'est pas là, il prend un tout autre sens.
Mon histoire
comment tout a commencé
Je m’appelle Pascaline. Je suis maman de deux petites filles, franco-canadienne. Et si je lance ce projet aujourd’hui, c’est parce qu’à la naissance de ma première fille, je pensais m’être bien préparée. J’avais lu, planifié, anticipé. Et pourtant, je me suis rendu compte qu’il me manquait l’essentiel : un village.
Quand je suis arrivée au Québec, il y a 10 ans, je suis partie à l’aventure. Ma famille, mes amis, mes repères, sont restés de l’autre côté de l’Atlantique. Et à 5 000 km, même les relations les plus solides ne peuvent pas remplacer une aide concrète, présente au quotidien dans les moments difficiles.
Et puis il y a tout le reste. Une façon de fonctionner et des codes que je n’avais même pas conscience d’avoir, jusqu’à ce que j’en découvre de nouveaux.
Immigrer, c’est parfois se sentir étrangère dans des moments où on a besoin de nos repères les plus profonds. C’est voir des amitiés partir et en construire d’autres qui n’ont pas dix ans de fondation. C’est aussi naviguer dans un système de santé qu’on ne connaît pas encore, dans une langue qui ressemble à la nôtre mais qui n’a pas les mêmes mots.
Au bout de plusieurs années, vivre et construire notre famille au Québec est devenu une évidence, on a fini par se sentir chez nous. On a trouvé nos marques, notre rythme, on s’est construit une belle vie ici. Et puis un jour, on est devenus parents.
On s’est littéralement redécouverts. Des parties de nous qu’on ne connaissait pas, alors qu’on est ensemble depuis 10 ans. On sous-estime l’impact d’une fatigue extrême sur une personne, sur un couple. Les changements qui s’opèrent dans notre corps, dans notre cerveau sont réels. À l’arrivée de bébé, on donne naissance aussi à une autre version de nous-mêmes, qu’il est parfois difficile d’accepter.
J’ai alors compris ce que « village » voulait vraiment dire, et à quel point on se sentait seuls face à notre nouvelle réalité.
J’ai traversé la dépression prénatale, détectée à la naissance de ma première fille. Des accouchements qui ne se sont pas passés comme espéré. De l’hypervigilance (encore présente) et de l’anxiété extrême que j’essaye de ne pas faire paraître. Une solitude qui serre la poitrine, même avec du monde autour.
De tout ça, j’ai tiré une certitude, une chose que je veux graver au cœur de ce projet :
Pourquoi « Parent un jour » ?
trois mots, tout un projet
Le jour où on devient parent, notre mode de vie et notre rythme évoluent, c’est inévitable. Nos convictions et nos principes volent en éclat. Un fossé énorme se creuse entre la théorie et la pratique.
Bien que de plus en plus d’études et de discussions s’ouvrent autour de la parentalité, une sorte de pression sociale plane et laisse croire que devenir parent devrait être le plus beau moment de ta vie. Oui, c’est beau. Mais personne ne parle vraiment de ce que ça demande, ni dans quelles conditions. Le monde évolue, les mœurs, les besoins et les attentes aussi.
Voici quelques chiffres qui ne sont pas là pour faire peur mais pour que tu saches que si c’est difficile, ce n’est pas parce que tu fais mal. C’est parce que c’est juste difficile. Et que tu mérites du soutien.
Lorsqu’on devient parent, c’est pour toujours. Même quand on doute, quand on n’a pas les réponses, quand on trouve ça dur. C’est ici que Parent un jour prend tout son sens.
Je souhaite créer un espace de soutien éducatif pour les parents qui le veulent. Oui, on apprend à être parent, et ça se passe en même temps qu’on découvre un petit être qui est dépendant de nous. Beaucoup de responsabilités, de questionnements et de pression qui arrivent au même moment, en plus d’une fatigue inévitable, et c’est ça qui rend la tâche si complexe et souvent difficile.
Il existe différentes réalités et la vérité n’existe pas sous la même forme pour tout le monde. Alors on s’adapte, on essaye, on se trompe, on n’est pas parfait. L’important c’est d’être épaulé et soutenu.
Le but de Parent un jour, c’est d’offrir du contenu et des clés concrètes pour soutenir les parents.
Ce que tu trouveras ici
trois piliers, un même village
Parent un jour, c’est un espace construit autour de trois grands axes, trois piliers qui touchent à tout ce que la parentalité remue, transforme et questionne.
Créer son village
Avant même l'arrivée de bébé, il y a des choses à mettre en place. Pas un registre de cadeaux, mais un réseau. Ton cercle proche, tes professionnel·les de santé, les ressources communautaires de ton quartier, les gens qui seront là quand tu en auras besoin.
Le village existe, il faut juste savoir où le chercher et comment le mettre en place. Et c'est exactement ce qu'on fait ici.
Le couple, le coparent, la communication familiale
Personne ne t'avertit vraiment de ce qui arrive au couple quand bébé débarque. Le manque de sommeil, la charge mentale qui explose, les rôles qui se redistribuent, les conversations qu'on repousse parce qu'on est trop fatigués.
Ici, on en parle. Sans tabou, sans jugement. Que tu sois en couple, monoparent·e, en coparentalité, en famille recomposée — ton modèle est valide. Et il mérite des outils concrets pour traverser cette transition.
Le postnatal, se retrouver après bébé
La matrescence. La patrescence. Le baby blues et ce qui vient après. Le corps qui change. L'alimentation quand on n'a plus le temps de cuisiner. Le quotidien qui ne ressemble à rien de ce qu'on avait imaginé.
Le postnatal, c'est un continent entier qu'on survole en une visite de suivi. Ici, on prend le temps. On parle de santé mentale sans dramatiser et sans minimiser. On parle du corps sans injonction. On parle d'alimentation comme d'un geste de soin, pour toi, pour bébé, jamais comme une pression.
Mes valeurs
ma boussole, pour chaque mot que tu liras ici
Et maintenant ?
bienvenu·e, pour de vrai
Si tu lis ces mots, c’est que quelque chose t’a amené·e ici. Peut-être que tu te prépares ou que tu attends un bébé. Peut-être qu’il est déjà là et que tu te sens un peu perdu·e. Peut-être que tu accompagnes quelqu’un qui vit ça.
Quelle que soit ta raison, bienvenu·e dans le village.
Ce n’est pas un village parfait. Il n’a pas toutes les réponses. Mais il est là. Il grandit. Et il ne te laissera pas seul·e.
Dans les prochaines semaines, tu trouveras ici des articles, des ressources, des outils concrets. Des choses à lire à 3 h du matin quand tu cherches des réponses. Des choses à partager avec ton ou ta partenaire quand les mots te manquent. Des choses à garder dans un coin pour le jour où tu en auras besoin.
Mais jamais seul·e.